7 thoughts on “Certitudes

  1. J’aime ce que tu aimes, et ce que tu aimes t’aime, c’est pour cela que tu l’aimes, mais ce que tu aimes n’a pas besoin de ton amour pour t’aimer, cependant il souffre de ne pas être aimé.

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  2. À propos de certitudes, ce splendide poème d’Aragon,

    A Marguerite Porete et quelques autres

    Au large

    Pensées vives et blanches
    dont le mercure vient doucement corrompre l’or du temps
    transparences anéanties des béguines
    qui fluent au soleil cramoisi de l’Histoire
    libres tant que défaille le pouvoir d’en rien dire

    Pensées d’un très vieux rouge mêlées à ce sable qui tangue
    semblables en leur rondeur lisse et noire à ces olives
    d’où se dresse la fierté des algues au flot montant
    Pensées blondes et pourtant d’où coule l’obsidienne
    de cette nuit si chaude et tendre de l’être qui s’enfuit
    électrisant nos ciels de silencieux orages

    Le temps emplit nos coupes

    Rien
    hors boire cette fêlure fée
    cette perte
    et choyer au foyer de nos corps
    le souffle et l’incendie de la conscience

    Le roi des elfes glisse à la crête des vagues
    sous la poudre des siècles luit la noirceur neuve de son regard
    Dans la cendre le joyau mat de l’unité
    dans l’évidence ténue des cendres
    hors de tout doute
    immédiat
    vertige de certitude

    Bref
    l’un
    que l’on ne saurait dire
    Présent pourtant
    caresse
    à la peau comme à l’âme
    inévitable
    respiration de certitude

    Présent
    au coeur de vos fragments
    présent
    dans l’éclair même de la fracture
    Inexpugnable

    Et silence

    Aussi cette clarté que vous prêtez aux choses
    c’est bévue
    et quoique multiplient ombres et spectres à l’écran
    au fond des choses rien n’est sûr
    hors de ce coeur battant de toute preuve

    Lavez vos yeux, lisez le prisme
    Il n’y a là
    voyez
    que l’eau de votre histoire,
    narquoise qui secoue d’un beau rire
    les hoquets de ces cystres où votre sang se perd

    Confiez aux nuages vos rêveries d’espace1
    et soufflez ces fumées
    Plus jamais ne reverrez vos mères

    Les retours ne sont lourds que d’absence
    leurs poids sont faux
    et leurs mesures mensonges

    Rien qui revienne ne saurait être amour

    1″Nous avons appelé notre cage l’espace, et ses barreaux déjà ne nous contiennent plus”
    Louis Aragon . La nuit de Moscou

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  3. equinoxio21

    D’illusoires certitudes?
    Qu’en mots galants ces choses-là sont dites.
    Jolis poèmes, Madame Ling. 🙂
    (Et merci pour ta fidélité à mon blog aléatoire)
    🙂

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Pétales de roses

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